De ce grand parc arboré, je revois ces nombreux chênes,
J’entends encore le craquement de nos pas dans ce bois,
Toutes ces feuilles mortes et cette ambiance sereine,
Que je vois et perçois encore souvent au fond de moi.
Au cœur de cet écrin, je revois ces bancs peints en vert,
Ceux dont on se rappelle tous, parsemés de cent trous,
Eparpillés çà et là sous le regard des hiboux,
Des pies, des merles et sûrement des picverts.
Je suis d’abord venu te voir, sans tout comprendre.
Partie de la maison, la raison envolée,
Quand pourrais-je te retrouver ?
Pouvais-tu seulement l’entendre ?
Un autre jour, à un âge plus avancé, je suis revenu,
Parti de la maison, l’étincelle comme éteinte,
Toujours dans ce bois, comme un peu perdu,
Dans ce gris parsemé, j’ai rajouté des teintes.
Depuis lors, les deux places vidées sur une décennie,
Pèsent sur mon cœur un tout petit peu chaque jour,
J’ai beau savoir qu’au fond, l’éternité, renforce cet amour,
Vous manquerez encore à l’appel pour le reste de ma vie.